Comment utiliser un dataLayer sous Google Tag Manager ?

Data quoi ? dataLayer ? Vous avez peut être déjà entendu ce mot barbare.

Qu’est-ce que cela signifie ? Comment s’en servir ? À quel moment ? Où doit-il être implémenté ? Comment le configurer avec Google Tag Manager ? C’est au travers de cet article, qui sera court mais précis, que je vais répondre à toutes ces questions. Commençons par une brève définition.

Comment définir un datalayer ?

Le "data Layer" se traduit en français par "couche de données". C’est un objet JavaScript qui contient toutes les informations que vous passez dans Google Tag Manager (GTM).

Cet objet, vous aide à remonter des informations particulières de votre page vers GTM (transactions, comportement des internautes sur un site Web, comportement sur mobile, etc.). Il se compose de variables définies par des paires de noms et de valeurs.

Mais que faire d’une simple définition ? Visualisez donc ci-dessous un exemple d’un dataLayer. Vous constatez que les variables typePage et typeVisiteur sont bien définies par des valeurs (formulaire et prospect), le tout dans une jolie petite balise  JavaScript.

Jusque là tout va bien ! Je suis persuadée que vous me suivez encore. 🙂 Passons à l’étape suivante : où implémenter le dataLayer dans un code HTML ?

<script>
var dataLayer = [{
  'typePage' : 'formulaire',
  'typeVisiteur' : 'prospect'
}];
</script>

Où implémenter un datalayer ?

Entre l’ouverture de la balise BODY et le script Google Tag Manager.

Pourquoi avant le script GTM ? Comme défini précédemment, le dataLayer contient toutes les informations que vous souhaitez passer dans votre tag management system. Il faut donc que ces informations se téléchargent avant le script GTM, pour qu’elles soient transférées dans son interface et dans vos outils analytics. Tout simplement.Si vous placez votre dataLayer après votre code GTM, je doute fortement d’un résultat. 😉

L'alternative est de spécifier un dataLayer vide et de la remplir avec une action utilisateur ou la fin de la génération de la page par exemple Mais nous pourrons en parler dans un autre billet.

Vous êtes toujours là ? J’en suis certaine ! Ne quittez pas l’article c’est là que ça devient intéressant. Après avoir compris ce qu’est un dataLayer, savoir correctement l’implémenter, il est temps d’apprendre à le paramétrer dans Google Tag Manager.

 

Comment utiliser un datalayer avec Google Tag Manager ?

Lors de cette explication, j’ai tenu à garder comme exemple la variable de la capture d’écran précédente : typeVisiteur.

Je vais faire comme si, je souhaitais que cette donnée soit remontée dans Universal Analytics. Toutefois, je ne vais pas expliquer comment implémenter le tag Universal Analytics dans Google Tag Manager. Si vous avez envie d’en connaître davantage sur l’implémentation de UA dans la nouvelle version de GTM, je vous conseille la lecture d'un autre de nos billets : Google Tag Manager v2.

Dans notre cas, pour collecter « typeVisiteur», il faut créer une variable (qu'on appelle aussi macro dans la v1 de GTM - rien à voir avec Excel) qui sera utilisable dans la balise Universal Analytics. Je précise : à chaque fois que vous souhaitez collecter une variable de votre dataLayer, il faut déclarer une variable dans l’interface du tag management system. En clair : 1 variable dataLayer = 1 variable à créer dans Google Tag Manager.

Pour créer cette variable, via la nouvelle version de GTM (pas encore traduite en français) : Variables > User-Defined Variables> Data Layer Variable.

Image 2

Ensuite, configurez votre variable et cliquez sur « create variable » pour l’enregistrer. Le Data Layer Variable Name doit être le nom qui a été déclaré dans le script du data Layer. Dans mon exemple, étant donné que « typeVisiteur» est inscrit dans le script, c’est « typeVisiteur» qui sera en Data Layer Variable Name.

DataLayer - image

Et c’est pas fini !

Une fois la variable déclarée dans GTM, il faut dire à la balise Universal Analytics de s’en servir. Pour ça, vous devez suivre le chemin suivant : Tag > sélectionnez votre tag Universal Analytics > 4 Configure your tag > Custom Dimension > +Add Custom Dimension.

En index, précisez le numéro correspondant à la dimension personnalisée. Ce numéro vous est donné, dans Universal Analytics, quand vous créez une dimension personnalisée. En Dimension Value, sélectionnez la variable que vous venez de définir.

Dans mon exemple, la dimension personnalisée Type de visiteur était la première que je créais sous Universal Analytics. C’est pour cela que j’ai inscrit le numéro 1 dans Index.

Image 4

Il ne vous reste plus qu'à :

  • ajouter une règle de déclenchement de ce tag
    (sur toutes les pages vues par exemple) ;
  • sauvegarder le tag ;
  • publier votre GTM ;

… et le tour est joué ! Vous récupérez dans Google Universal Analytics des informations sur votre typologie de visiteur !

J’espère que cet article vous a éclairé sur le dataLayer et sur son implémentation dans Google Tag Manager.

Avez-vous déjà mis en place Google Tag Manager? Comment utilisez-vous votre dataLayer? Faites le nous savoir dans les commentaires!

Si vous avez besoin d’aide pour Google Tag Manager ou pour une migration de Universal Analytics en passant par GTM, contactez Hub’Sales, notre agence partenaire certifié GTM.

5 réponses

  1. Enfin un post… en français qui explique bien ce qu’est un dataLayer. Du fond du coeur, Merci

  2. Bonjour,

    Merci pour cet article (surtout en Français 🙂 ).
    J’ai une question concernant le tag analytics. S’il y a déjà le code analytics sur les pages d’un site web, comment faire pour installer le tag universal analytics?
    1-Effacer l’ancien code puis installer le tag universal ?
    2-installer le tag universal malgré l’ancien code ?

    Mon autre question concerne doubleclick.
    Un de mes clients fera du display via une autre agence qui utilise doubleclick de Google. Je vroudrais tracker ses ads via Analytics ou autre.
    Comment utiliser le tag doubleclik via GTM.

    Merci d’avance 🙂

  3. Réponse à Jean-Michel : il y a deux dimensions dans votre question :

    -tracker les ads de Double click dans Google analytiocs ne passe pas par GTM, mais simplement par l’ajout de paramètres UTM aux urls de redirections des ads hébergés dans Double click. L’ajout de ces paramètres vous aide à bien segmenter votre traffic issu des canaux payants ( Display, SEA, etc).

    comment faire ici : https://support.google.com/analytics/answer/1033867?hl=fr
    cela donnera une url de ce type : http://www.monurl.com/?utm_source=display&utm_medium=nomdupublisher&utm_campaign=campagneDisplayOPSoldes2016

    Dans GA, vous allez dans “source/support” et vous avez vos visites réparties par canal et par campagne. Vous y retrouverez votre campagne Display double click que vous aurez préalablement correctement trackée avec les paramètres dans l’url.

    cela vous prendra juste le temps d’ajouter les bons paramètres aux urls et de les transmettre à l’agence média.

    2/ si l’agence a besoin de mesure les arrivées ou conversions générés par cette campagne Display (cela arrive pour les campagnes achetées au CPV ou au CPA), sur le site de votre client, il faudra juste que vous intégriez via GTM, son tag de mesure des arrivées et son tag de conversion au niveau de la page de conversion.
    Cela vous prendra tout au plus dix minutes.

  4. Et sinon merci à Clémence pour cette article. En effet il y a peu de GTM en français. Pour répondre à la question sur comment utilisez-vous votre data layer, je l’utilise de la même façon que vous.

    Après, outre les dataLayers, j’utilise aussi beaucoup les auto-events de GTM, comme le timeListener, ou le clickListener pour certains boutons non prévus à la base sur le site (cela évite d’ajouter un dataLayer) : ex : confirmation d’inscription à des jeux concours éphémères, etc.
    uniquement dans le cas bien entendu où il n’y a pas de page de confirmation du formulaire après clic sur le bouton de validation.

    Cela serait un bon sujet d’article les auto events 🙂 l’écouteur de temps est top pour appeler des tags de retargeting RTB par exemple, en fonction du temps passé :
    -“Prospects Chauds” : ayant passé plus de 1 mn sur les pages produits par exemple,
    – vs “prospects froids” moins de 2 secondes..

    chaque tag RTB alimentant bien entendu un bassin d’audience retargetable. Le retargeting sur “prospect chauds” devient ainsi plus efficace.
    GTM est magique!

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